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Les cahiers du Bazadais
Publiés par Les Amis du Bazadais – Espace Mauvezin – 49-50, place de la Cathédrale – 33430 Bazas

Les cahiers du Bazadais- n<sup>o</sup> 192-193

Les cahiers du Bazadais – no 192-193 – Mars-juin 2016

Jules Dubernet
ou la vie d'un soldat ordinaire de la Grande Guerre

Rémy Cazals

Jean Bernard Marquette,
Sur les traces de Jules Dubernet

Jules Dubernet,
Journal et correspondance d'un soldat dans le Grande Guerre

Jean Bernard Marquette,
À la rencontre d'un caporal de la Territoriale


Résumés

Marquette Jean Bernard, « Jules Dubernet ou la vie d’un soldat ordinaire de la Grande Guerre », Les Cahiers du Bazadais, no 192-193, mars-juin 2016.

Natif de Lucmau, dans les petites landes du Bazadais, sabotier de son état, devenu caporal de la Territoriale, Jules Dubernet a laissé un journal qu’il a tenu d’août 1914 à janvier 1919 et plus de 200 cartes postales adressées à son épouse ou à son fils. Ces documents retracent la vie d’un poilu ordinaire, redoutant la montée au front, puis faisant son métier de soldat comme il façonnait ses sabots et, selon ses chefs, faisant preuve à Verdun et en Argonne « d’un courage et d’un dévouement absolus ». Ces sources permettent aussi d’aller à la rencontre d’un homme profondément attaché à sa famille et à son village, dont il connaissait chaque habitant.
Mots-clefs : carnet de guerre, correspondance, Lucmau, Première Guerre mondiale (Argonne, Verdun), Régiment Territorial d’Infanterie.
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Les cahiers du Bazadais- n<sup>o</sup> 188

Les cahiers du Bazadais – no 191 – Décembre 2015

Vins, vignes et vignerons dans la région de Langon à l'époque moderne

Sylvie Faravel

Catherine Hébrard-Salivas,
La verrerie de la villa gallo-romaine de Loupiac

Gwénolé Belbéoc'h,
Un aperçu de la céramique du Bas Moyen Âge dans le sud de la Gironde


Résumés

Hébrard-Salivas Catherine, « La verrerie de la villa gallo-romaine de Loupiac », Les Cahiers du Bazadais, n191, décembre 2015.

Le site de la villa gallo-romaine de Loupiac (Gironde) a fait l’objet de nombreuses fouilles entre 1953 et 1957, puis de 2004 à 2008. Lors de ces interventions, des fragments de verre de différentes périodes ont été mis au jour. La plupart date du Ier au VIe siècles. Il s’agit principalement de vaisselle commune et de verre plat. Il est à noter qu’un fragment gravé d’un chrisme est de très belle facture.
Mots-clefs : chrisme, gallo-romain, Loupiac, verre, verre plat.

Belbéoc’h Gwenolé, « Un aperçu de la céramique du Bas Moyen Âge dans le sud de la Gironde et le nord des Landes », Les Cahiers du Bazadais, no 191, décembre 2015.

Le sud de la Gironde et le nord des Landes, zones réputées insalubres, sableuses et peu urbanisées, sont longtemps restés à l’écart des recherches archéologiques. Pourtant, cette région n’a jamais été délaissée par les hommes. Nombre d’archéologues se sont intéressés à la prospection fastidieuse des immenses labours forestiers. Plus de 28 ans de prospection de tous les labours et autres ouvertures de terrain ont permis d’enrichir la carte archéologique de la zone. Ce quadrillage, secteur par secteur, donne un aperçu de plus en plus précis de l’occupation humaine, toutes périodes confondues, et révèle pour la période médiévale une occupation discrète, dans les bourgs ou dans les « quartiers », dispersée dans la lande et regroupant de petites communautés. La céramique remonte des labours. Elle permet de dater, mais aussi d’évaluer les niveaux de vie, de mettre en évidence des échanges, parfois avec des régions éloignées, et de comprendre l’originalité des modes de vie au Moyen Âge. Après une présentation du contexte, l’inventaire des sites et la synthèse de la céramique, cet article présente la répartition typologique des couvercles et des bassines, s’interroge sur les techniques de montage. Il expose enfin des éléments nouveaux sur l’atelier potier de l’Argileyre, à Saint-Symphorien.
Mots-clefs : atelier potier de l’Argileyre (Saint-Symphorien), céramique, habitat, prospection des labours, vaisselier médiéval.
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Les cahiers du Bazadais- n<sup>o</sup> 188

Les cahiers du Bazadais – no 190 – Septembre 2015

Vins, vignes et vignerons dans la région de Langon à l'époque moderne

Stéphanie Lachaud-Martin

Jean-Pierre Rajchenbach,
Le vignoble langonnais dans la seconde moitié du XVIe siècle. Contribution à l’histoire du vignoble des Graves d’amont

Xavier Roborel de Climens,
Climens à Barsac : le rôle de la famille Roborel dans l’histoire d’un grand cru (1547-1801)


Résumés

Rajchenbach Jean-Pierre, « Le vignoble langonnais dans la seconde moitié du xvie siècle. Contribution à l’histoire du vignoble des Graves d’amont »

À une quarantaine de kilomètres en amont de Bordeaux, le petit port garonnais de Langon bénéficie de l’alternance des marées. À la Renaissance, la ville et son faubourg n’avaient guère dépassé les murs et les fossés qui les cernaient. Cependant, quelques maisons, l’hôtellerie, l’hôpital et la poste étaient implantés sur les routes partant en éventail de la porte Maubec. La presque totalité de l’espace était occupée par un vignoble suburbain qui s’étalait en demi-cercle, sur un kilomètre de rayon. Au début du xviie siècle, cette aire est cernée de nouvelles plantations qui attestent de la vitalité de la viticulture, encouragée par la reprise du commerce avec les îles britanniques consécutive au traité de Picquigny. On y produit des vins blancs et clairets, les premiers prenant le pas sur les seconds. Sans apport de capitaux bordelais, largement investis en aval, la bourgeoisie locale profite de l’inflation pour acquérir des terres labourables, les convertissant en vignoble. Les rudes hivers ruinent les laboureurs qui s’endettent, alors que les marchands bénéficient de l’élévation des prix. C’est ainsi que le vignoble dépasse son cadre suburbain et part à la conquête des domaines limitrophes jusqu’à dépasser les limites paroissiales.
Mots-clefs : bourgeoisie locale, expansion, Langon, Renaissance, vignoble suburbain

Roborel de Climens Xavier, « Climens à Barsac : le rôle de la famille Roborel dans l’histoire d’un grand cru (1547-1801) »

Au xvie siècle, une famille de notables originaire de Barsac, les Roborel, constitue progressivement un domaine viticole, au lieu-dit de Climens, à partir de terres initialement exemptes de toute vigne. Au milieu du XVIIe siècle, Jean Roborel joint le nom de Climens à son patronyme pour se différencier des autres membres de sa famille ; il rend hommage au Roi, en 1661, pour ses biens situés dans la prévôté de Barsac. Ses descendants, avocats au parlement de Bordeaux et jurisconsultes, gardent le domaine jusqu’en 1802. La production du vin blanc débute au xviie siècle, pour être commercialisée, au siècle suivant, aux prix les plus élevés de l’époque, pour les vins de la région de Langon, comme en témoignent les tarifs relevés chez les intermédiaires bordelais : le courtier Lawton ou le négociant Schyler.
Mots-clefs : Barsac, négociant, Roborel de Climens, prix, vin blanc
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Les cahiers du Bazadais- n<sup>o</sup> 188

Les cahiers du Bazadais – no 189 – Juin 2015

Les églises médiévales du Bazadais méridional.
Histoire et architecture

Christian Gensbeitel

Baptiste Vergez, 
Les églises médiévales du Beuve au Lisos
L’église Saint-Jean-Baptiste d’Auzac

Marion Provost,
Les églises romanes du canton d’Auros
L’église Saint-Sulpice de Brannens


Résumés

Vergez Baptiste, « Les églises médiévales du Beuve au Lisos »

Les églises qui s’élèvent entre le Beuve et le Lisos, dans la région de Grignols, sont bien souvent de modestes édifices. Si le territoire envisagé n’est pas très vaste, il s’inscrit cependant entre plusieurs zones très spécifiques : la cité épiscopale de Bazas, la seigneurie de Loutrange, l’abbaye de Fontguilhem ou encore la lande. Les formes des églises bâties au cours du Moyen Âge reflètent cette diversité et permettent ainsi d’éclairer cette histoire dont elles sont souvent les derniers témoins.
Mots-clefs : architecture religieuse, art roman, Moyen Âge, guerre de Cent Ans, Bazadais

Vergez Baptiste, « L’église Saint-Jean-Baptiste d’Auzac »

L’église Saint-Jean-Baptiste d’Auzac est aujourd’hui en ruine, un état qui ne facilite pas la lecture de ses formes architecturales. Mais cet édifice, contre toutes attentes, se révèle encore riche de formes particulières, souvent originales et parfois uniques en Bazadais. Son histoire commence au XIIe siècle, période marquée par le mouvement de reconstruction des campagnes. Lors de cette première phase de travaux, l’édifice reçoit sans doute un chevet surélevé auquel on accédait par un escalier intérieur, dispositif unique dans la région. Celui-ci possédait quatre chapiteaux, classés en 1961 au titre des Monuments Historiques et conservés aujourd’hui au musée d’Aquitaine. Dans la seconde moitié du XIVe siècle, l’église reçoit une façade occidentale monumentale avec un imposant clocher-mur, dont le balcon constitue aussi un cas unique. Ce dispositif s’inscrit dans une campagne de fortification qui intégrait probablement le chevet surélevé du XIIe siècle. Celui-ci a certainement été modifié pour l’occasion et reçut à la même époque de puissants contreforts. À travers ces deux campagnes de construction, l’église d’Auzac présente un patrimoine riche et unique, aujourd’hui menacé de disparition.
Mots-clefs : architecture religieuse, art roman, fortifications, Moyen Âge, Grignols

Provost Marion, « Les églises romanes du canton d’Auros »

Dans le canton d’Auros, plusieurs églises apportent le témoignage de constructions qui paraissent relever de la fin du XIe siècle ou des toutes premières années du siècle suivant. Ces édifices mettent en œuvre des formes extrêmement simples et peu variées, qui caractérisent les productions de cette partie de l’Aquitaine au début de la période romane. Ces formes contrastent avec celles qui annoncent l’épanouissement de l’art roman, ainsi qu’on peut les observer dans l’église d’Aillas, résultat de multiples influences.
Mots-clefs : architecture religieuse, art roman, Moyen Âge, Auros, diocèse de Bazas

Provost Marion, « L’église Saint-Sulpice de Brannens »

L’église Saint-Sulpice de Brannens figure parmi les plus anciens témoignages de l’architecture religieuse romane dans le canton d’Auros. Ce modeste édifice est à l’image de ceux que l’on rencontre au début de l’art roman dans les anciens diocèses de Bordeaux et de Bazas, associant des formes simples à un mode de construction en moellons issus de matériaux disponibles à proximité. Comme nombre des églises de cette période, elle subit des modifications au tournant du xiie siècle, qui se concentrèrent, ainsi qu’on peut généralement l’observer, sur la partie orientale de l’édifice. Aussi, se crée une nette hiérarchie en faveur du chevet, à travers la forme de son plan et son mode de couvrement, l’emploi de la pierre de taille, l’insertion d’éléments sculptés et le décor des baies. Situé au-dessus de l’arc triomphal, l‘emplacement du clocher, bien qu’il ne témoigne plus d’une disposition romane, pourrait constituer un élément supplémentaire en faveur de la distinction de l’espace oriental de l’édifice.
Mots-clefs : architecture religieuse, art roman, Moyen Âge, Brannens, diocèse de Bazas
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Les cahiers du Bazadais- n<sup>o</sup> 188

Les cahiers du Bazadais – no 188 – Mars 2015

L’histoire des hôpitaux dans le Bazadais à l’époque contemporaine

Yannick Marec

Dominique Barraud et François Olier,
Les hôpitaux militaires du Bazadais pendant la guerre 1914-1918

Michel Bénézech,
L’histoire de l’hôpital de Cadillac et de ses particularités



Résumés

Barraud Dominique et Olier François, « Les hôpitaux militaires du Bazadais pendant la guerre 1914-1918 ».

Le rôle joué par le Bazadais dans l’accueil des militaires blessés et malades pendant la Première Guerre mondiale reste peu connu. Pourtant, 37 établissements temporaires, quatre hôpitaux permanents (Bazas, Cadillac, Langon et La Réole) et deux hospices (Monségur et Saint-Macaire), offrant une capacité d’environ 2 300 lits, maillent le territoire à partir d’août 1914, principalement le long de la voie ferrée Bordeaux – Toulouse et autour de Bazas. Au total, un peu moins de 10 % de la capacité hospitalière du département de la Gironde est implantée dans la partie girondine du Bazadais. Après la signature de l’armistice, durant la phase de rembarquement du corps expéditionnaire US, entre décembre 1918 et mai 1919, l’hôpital militaire de Virelade se spécialise dans l’accueil des blessés et des malades de l’armée américaine de la zone de cantonnement de La Brède.
Le fonctionnement de cette myriade d’hôpitaux repose essentiellement sur la charité publique.
Des communes mettent à disposition l’école, la mairie ou des bâtiments désaffectés. Des particuliers prêtent leur maison ou leur commerce (café, cercle, salle de danse). Les bénévoles, dans le cadre
de comités locaux ou d’organisations de la Croix-Rouge, s’organisent pour gérer les structures
(hôpitaux auxiliaires, hôpitaux bénévoles, œuvres de l’assistance aux convalescents militaires) et apporter les soins. À la marge, certains établissements (Cérons, Preignac ou Verdelais) s’engagent dans la physiothérapie agricole, dont la méthode originale élaborée par le professeur Bergonié est soutenue par le conseil général. Les dons, tant en nature qu’en argent, se multiplient. De nombreuses souscriptions sont lancées. Le conseil général de la Gironde accorde d’importantes subventions aux communes qui ont ouvert un hôpital tandis que le service de santé militaire prend en charge l’administration des hôpitaux complémentaires (La Réole).
Mots-clefs : hôpital, physiothérapie agricole, Première Guerre mondiale, réseau ferroviaire, solidarité

Bénézech Michel, « L’histoire de l’hôpital de Cadillac et de ses particularités ».

Jean-Louis de Nogaret de la Vallette, premier duc d’Épernon, fonde l’hôpital de Cadillac, par acte notarié, le 2 juin 1617, et lui donne son autonomie financière, en lui accordant une rente annuelle de 1 000 livres. En contrepartie, l’établissement, confié aux Frères de la Charité, doit assurer le secours des nécessiteux et des malades de la juridiction de Benauge et accueillir les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle. Au milieu du xviie siècle, il étend son activité à l’accueil de riches nobles et de bourgeois tombés en état de « démence » ou d’« inconduite ».  Cette spécialisation de l’hôpital de Cadillac est confirmée par la loi du 30 juin 1838 sur l’internement des malades mentaux qui place l’établissement sous le contrôle de l’autorité publique. Il prend le statut d’asile public autonome d’aliénés par le décret du 12 juin 1912, puis d’hôpital psychiatrique public départemental par le décret du 30 octobre 1970.
L’hôpital de Cadillac joue un rôle sanitaire important pendant les deux conflits mondiaux. Il accueille 404 militaires pendant la Première Guerre mondiale et 438 aliénés des hôpitaux psychiatriques de Sarreguemines et de Mont-de-Marsan en 1939-1940. Mais la vulnérabilité des malades mentaux qui subissent de nombreux déplacements, les épidémies et la quotidienneté des restrictions alimentaires, engendre une forte surmortalité. L’hôpital de Cadillac enregistre 1 014 décès de 1914 à 1918 et 1 151 pendant l’Occupation. Une situation qui justifie en 1918 la décision de créer un enclos, attenant au cimetière, réservé à l’inhumation des aliénés. Utilisé entre fin 1922 et 2000, il contient plus de 3 000 corps, dont seulement 895 sépultures visibles. Mais cet espace, tombé en désuétude, suscite à la fin des années 2000 des projets de réhabilitation, finalement abandonnés au prix d’une importante mobilisation qui aboutit en 2010 à l’inscription du site à l’inventaire des monuments historiques.
Mots-clefs : asile d’aliénés, Cadillac, hôpital psychiatrique, Première Guerre mondiale, Seconde Guerre mondiale
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